Ce qu'Arsène Wenger dira à Dieu le jour de son décès

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Ce qu'Arsène Wenger dira à Dieu le jour de son décès

Alors qu'il fête ses 67 ans, l'homme évoque dans le Guardian son rapport au temps qui passe, la mortalité et même imaginé avec humour le dialogue qu'il pourrait avoir avec Dieu le jour de son décès.

Arsène Wenger fête ce samedi ses 67 ans. A cette occasion, l'entraîneur français a accordé au Guardian un long entretien au cours duquel il devise sur l'épreuve du temps tout en revenant sur les secrets de son incroyable longévité à Arsenal. «J'ai commencé à entraîner à 33 ans. Je suis l'un des rares managers à n'avoir jamais arrêté. Je n'ai jamais fait de break. J'ai travaillé dur toute ma vie. Parce que j'adore cela. Ce qui a changé, c'est que j'ai commencé seul et qu'aujourd'hui je dispose d'un encadrement avec moi pour entourer l'équipe. Je faisais l'échauffement, l'entraînement des gardiens, tout. Je ne serais certainement plus capable de faire cela aujourd'hui», explique le manager en poste chez les Gunners depuis 1996.

«L'âge devient rapidement une excuse psychologique pour se débarrasser de vous.»
Au cours de l'interview, Wenger évoque son appréhension de la retraite mais aussi la problématique de l'âge avancé dans un monde du football extrêmement concurrentiel. «L'âge devient rapidement une excuse psychologique pour se débarrasser de vous. C'est comme pour les joueurs. Passé un certain âge, si tu fais un mauvais match, les gens se disent: “Il doit arrêter.” Voilà pourquoi les exigences sont encore plus élevées qu'avant», avoue le technicien parfois critiqué ces dernières années.

«J'ai essayé de gagner des matches de football. Ce n'est pas aussi simple que cela en a l'air.»

L'ancien entraîneur de l'AS Monaco accepte même d'évoquer sa disparition avec les journalistes britanniques qui lui demandent d'imaginer ce que pourrait être son dialogue avec Dieu le jour de sa mort. Face à cette question un peu morbide, l'Alsacien fait preuve d'une excellente répartie et d'un bon sens de l'humour: «Si Dieu existe et qu'un jour je monte là-haut il pourrait me demander: “Veux-tu venir? Et qu'as-tu fais dans ta vie?” Ma seule réponse serait: “J'ai essayé de gagner des matches de football.” Il me répondrait: “C'est tout ce que tu as fait?” Et l'unique chose que je pourrai répondre, c'est “Ce n'est pas aussi simple que cela en a l'air.”»

Par : Gilles Festor pour H24info

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